Blackstar de David Bowie

David-Bowie

Quand j’ai su que j’allais couvrir un article de la rubrique on a lu/entendu/vu cette semaine, j’ai bien évidemment pensé à consacrer un article au dernier né du Maitre David Bowie, sortie le 08 janvier, jour de son anniversaire. Ce que j’ignorais est que ce grand artiste allait tirer sa révérence le 10 janvier (jour de mon anniversaire) et que ce billet prendrait un tout autre sens.

Blackstar, un titre évocateur qu’on pourrait traduire par l’étoile fantôme (étoile noire) est un bijou empreint de jazz expérimental, de rock,de notes orientales, de quelques soupçons de pop, d’électro, le tout magistralement sublimé par la voix de David Bowie, qui se veut tour à tour solaire, lunaire, ensorcelante, cristalline, puissante, légère.

Un album qui semble vouloir nous parler, au-delà des mots, au-delà de la musique, comme si Bowie nous posait cette question : Peut-on renaître ?

Vous l’aurez bien compris cet ultime opus est sombre, angoissant, personnel, mystique, hypnotisant, mais pas seulement, il est empli d’espoir, de renaissance. Une ode caméléon où le Thin White Duke caresse le divin et réinterprète un monde qu’il a quitté prématurément.

Ce 25ème album produit par Tony Visconti contient sept chansons et s’ouvre sur Blackstar, un titre à l’atmosphère aliénante bercé par une musique envoûtante et la voix déchirante de Bowie. On a l’impression d’écouter deux chansons totalement différentes imbriquées l’une dans l’autre, mais qui se complètent dans un parfait accord et là on ne peut qu’admirer l’artiste au sommet de son art.

Lazarus, le titre de la comédie musicale éponyme marque par sa magnifique intro tempo lent et ses rythmes mélancoliques.

« Look up here, I’m in heaven » (Regardez par ici, je suis au paradis), un morceau onirique entre réel et monde fantasmagorique où le maestro clame une liberté promise « I’ll be free, just like a bluebird » ( Oh je serai libre, tout comme ce merle bleu).

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